We Live in Time, histoire d’amour impersonnelle avec Andrew Garfield et Florence Pugh, et assez rapidement, l’on se demande au nom de quoi l’on devrait s’intéresser à ces personnages et qu’est-ce qui les rend dignes d’intérêt. Car le film échoue totalement à leur octroyer une singularité : rien de leur passé, rien de leur difficulté, rien de leur différence, ne crée une quelconque dialectique. Il y a bien quelques détails vibrants (comme la technique de Florence Pugh pour casser les œufs), mais cela ne suffit pas à produire du mouvement, et donc une vraie rencontre, entre ces deux personnages qui semblent exprimer exactement la même chose. Toutefois, le film devient un peu meilleur quand ils finissent par avoir un enfant (son regard créant une altérité bienvenue au milieu de cette unicité fatigante). À partir de là, We Live in Time paraît avoir davantage une raison d’être (notamment quand Garfield comprend que Pugh lui avait menti et s’entraînait, malgré sa maladie, pour le concours de cuisine : je ne veux pas qu’elle se rappelle juste de mon déclin étant plutôt un beau dialogue). Mais dans la foulée, l’on repart dans la lourdeur quasi-pornographique du ton, avec cette fin à la patinoire, passion de Pugh qui fait doublon avec celle de la cuisine et créé une répétition de l’émotion lourdingue. 0,75/5.

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