Life of Chuck, bête et moche comme une pub, avec cette confirmation toujours plus intense que lorsque la danse se place au centre d’un film, c’est souvent pour dissimuler une absence totale de fond. Le film pourtant ne démarrait pas si mal, avec cette idée de commencer in medias res durant la fin du monde – et plus, même, l’introduction du fameux Chuck, lorsqu’il se met soudainement à danser au milieu de la rue, était plutôt réussie, le charisme naturel de Tom Hiddleston transcendant le cliché de ce flitcraft danseur. Mais après, plus le film se développe, et plus il devient con, avec le flashback sur Chuck, sur son enfance et sa découverte de la danse, sur la pièce cachée dans la maison de ses grands-parents : bref, cela laisse place à la niaiserie et la mocheté d’un film existentiel vide, propre au développement personnel, type Mr. Nobody.

Sauf que le film au bout du compte a un avantage. Au vu de son sujet et de son esthétique, ultra bêtes et plats, l’on aurait pu penser qu’il tenterait d’unir ses trois actes pour retomber sur ses pattes, à travers un pseudo-twist, pour tenter de faire sens. Or, reconnaissons-lui cela, il ose ne pas le faire. Il ose finir dans un chaos temporel et une forme d’incertitude, sans s’effondrer totalement dans le film publicitaire pour adolescent. Mais enfin, l’on restera sidéré par la nullité des dialogues abusivement conceptuels, comme si le film continuellement s’écoutait parler. Et c’est terriblement drôle et hypocrite de la part d’un film en hommage au mouvement et à l’instinct d’être aussi surécrit. Life of Chuck, en plus d’être con et faux, ne fait donc à aucun moment ce qu’il dit. 0,5/5.

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