The Surfer, comédie absurde, à l’image criarde et aux personnages obstinés, qui nous a un peu rappelé en son temps le Smiley Face de la géniale Anna Faris. Et donc l’on a aimé comment ce soleil étouffant, comment l’horizon infini de cette plage devenue une prison (beau paradoxe et parfaitement mise en scène), finit par absorber le personnage de Nicolas Cage et faire progressivement de lui un déshérent, un exilé de sa propre vie (pas si loin d’ailleurs de L’Étranger de Camus). Et l’on aura aimé aussi, comment malgré cela, le film sait néanmoins rester drôle sans jamais tomber dans la moquerie, avec cette étrange troupe de surfeurs, parodie des alpha males toxiques, menée par le regretté Julian McMahon. Cependant, malgré cette maîtrise du ton et de l’environnement, le film finit par se heurter à l’horizon de son sujet, à ce vide entêtant, et ce n’est pas la conclusion qui aide The Surfer à réellement entrer en nous de par une émotion forte (que ce soit le rire ou le pleur), avec cette séquence un peu grotesque, trop forcée, où McMahon est exécuté et Cage parvient à surfer avec son fils. Comme si le film, si doué pour flotter dans l’abstraction, avait craint au dernier moment de ne pas dire quelque chose de clair. Et ce faisant, il rétrécit son étrangeté et son mystère. Bon exercice toutefois. 2/5.

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