Mickey 17, film complètement con, sans cœur, et qui ne parle de rien. Aussi, de ce que l’on pensait être initialement une réflexion sur l’identité, sur le double, sur le clone, on dérive rapidement vers une allégorie sur le colonialisme, avec, face à face, des créatures aussi délirantes et laides l’une que l’autre. D’un côté, sur la planète de neige, des espèces de vers à la Dune. De l’autre, sur le vaisseau envahisseur, Mark Ruffalo, campant une parodie évidente de Trump, et s’il y a bien une idée à éviter, c’est de confier à un acteur un personnage inspiré de quelqu’un qu’il déteste. Par conséquent, il n’y a ici aucune intériorité, profondeur ou empathie : il n’y a que Ruffalo, qui cabotine comme un débile pour renforcer à travers un principe pornographique de la surenchère le fait qu’il déteste son personnage, que son personnage est détestable, que l’histoire déteste son personnage, que le réalisateur déteste son personnage, et que le public doit donc détester son personnage. Ici, donc, aucune dialectique, aucun sujet : que le délire d’un film s’enfonçant absolument nulle part. Si bien qu’au bout du compte, l’on se demande même pourquoi Robert Pattinson possède des doubles (que cela apporte à l’histoire ? Rien), pourquoi le film porte ce titre (quel rapport avec le cœur du récit, s’il en a même un ?), et pourquoi plus généralement l’on nous raconte cette histoire vulgaire et sans axe. Le pire : cette fin, laide, coûteuse, blockbuster absurde, qui se veut une déconstruction maline du genre, mais qui représente au contraire sa culmination pornographique ultime. Horrible. 0/5.

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