The Number 23, encore plus mauvais que dans mes souvenirs, en cela que le film n’a réellement aucune qualité. Non seulement le récit est incompréhensible, sans fond, sans sujet, articulé autour du fameux twist schizophrénique, si habituel à l’époque (même pas original, donc), non seulement donc le film, par défaut de ne savoir quoi dire ou quoi raconter, referme son histoire sur elle-même parce qu’il n’a rien pour justifier son existence (ici on a droit à tout, à la fois au revirement de situation sur l’amnésie, et à la structure méta, avec le livre dans le film, puisque le héros a écrit un livre dont il ne se rappelle plus) ; non seulement le film, en plus de cela, n’est jamais agréable ou divertissant, puisqu’il est con et fatiguant, quasi-soporifique, mais il est d’une laideur esthétique rarement vue, sans personnalité et traversé par des pointes de mauvais goût aberrantes (les passages où Jim Carrey joue le personnage du livre, avec une barbe de trois jours, un long manteau noir, dans une photographie grisée, laissent pantois tant cela ressemble à une parodie). Et puis on a beau aimer Jim Carrey et Virginia Madsen, ils sont absolument nullissimes. Difficile de trouver une seule qualité à ce film. Il n’en a tout simplement aucune. The Number 23, c’est The Machinist, sans mise en scène et sans Christian Bale. Donc ce n’est rien. 0/5.

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