Journey to the center of the Earth, adaptation méta de Jules Verne, puisque le récit a lieu de nos jours, dans un monde où le livre de Jules Verne existe et où il sert de boussole aux héros. Et ce procédé est plutôt bien vu car il permet de rendre un hommage honnête au livre, ce qui rend le film à la fois enfantin et passionné. Évidemment, c’est bien aux enfants que le film est destiné, et rien ici n’est réaliste, tout est propice au jeu et à l’émerveillement. Les fans adultes de Jules Verne n’y trouveront donc sûrement par leur compte. Mais le film est simple, rythmé. Surtout, Brendan Fraser le représente parfaitement : drôle, cartoonesque, un peu bas-du-front, il incarne excellemment son personnage et porte le film. Il nous rappelle d’ailleurs quel bon acteur il pouvait être – dans un registre très particulier, certes, mais pourtant devenu de plus en plus courant de nos jours. Celui de l’acteur au physique légèrement irréel, un peu grotesque, comme déjà porteur sur lui des effets numériques à travers lesquels il devra se confondre : en cela, que Dwayne Johnson l’ait remplacé dans la suite n’est pas innocent. Même si on aurait bien vu Fraser, sans sa descente aux enfers, dans les Jumanji, force est de constater que Dwayne Johnson, c’est Brendan Fraser gonflé aux stéroïdes. De plus, nous qui avons tendance à être insupporté par ces récits gavés aux effets spéciaux, Journey to the Center of Earth est rafraîchissant, parce qu’il est justement si peu réaliste que les effets spéciaux sont traités comme un rêve d’enfant, sans crainte, sans conséquence, quelque chose de stimulant et d’onirique. On a l’impression de voir les acteurs s’amuser sur le fond vert, et par conséquent l’on s’amuse avec eux. Ou, tout cela est oubliable, mais cette joie de vivre et cette passion s’entremêlent bien au monde de Verne et font de ce Journey to the center of Earth un agréable film pour enfant. 1,75/5.
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