Au Poste, de Quentin Dupieux, et il est difficile en cela de dire quelque chose de plus. Comme d’habitude, le ton est absolument miraculeux, puisque de cette comédie française faite par un musicien électro, peuplé de décorations surannées, d’acteurs moustachus, de paysages américains, tout devrait paraître propre à la pose et aux hipsters. Et pourtant, non, comme à chaque fois, c’est purement libre. Ça ne ressemble à rien d’autre, ça ne fait référence à rien, ça ne dit pas quand rire : cela ne fait pas de clin d’œil, cela ne donne pas de coups de coude, cela laisse le spectateur face à lui-même. Et c’est bon. C’est bon, même quand ça dure une heure, que ça ressemble plus à du théâtre qu’à du cinéma, que ça se conclut sur un retournement de situation douteux, parce que ça ose, ça ressemble à un rêve, à une absurdité que l’on n’essaye ni d’intellectualiser ni d’hystériser. 2/5.
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